Le regard des Français sur l’évolution des liens sociaux en France

Enquête d’opinion exclusive de l’IFOP pour l’Odas et la Journée Nationale Citoyenneté et Fraternité

L’évolution perçue des relations entre les Français ces vingt dernières années
64% des Français perçoivent que les relations entre les habitants se sont détériorées ces 20 dernières années. Plus on avance en âge, plus cette perception est élevée. On constate par ailleurs une perception plus dégradée en Ile-de-France par rapport à la province (68% des franciliens, contre 63% des Français habitant en province).

L’évolution perçue des relations intergénérationnelles en France ces vingt dernières années
55% des Français pensent que les relations entre les jeunes et leurs ainés se sont détériorées depuis 20 ans. Là encore, plus on avance en âge, plus cette perception augmente. Par ailleurs, les hommes sont plus nombreux que les femmes à penser que les relations intergénérationnelles se sont dégradées (58% contre 51%). Par contre, ce regard est également partagé quel que soit le lieu d’habitation sur le territoire (agglomération, urbain, rural).

Les conséquences perçues de la crise sanitaire sur les relations intergénérationnelles en France
59% des personnes interrogées disent que la crise sanitaire a accentué la défiance et les tensions entre les jeunes et leurs ainés en France. Cette perception est partagée quel que soit le sexe ou la tranche d’âge. Par contre, elle est plus marquée en Ile-de-France (65%) qu’en province (57%). Elle est également plus marquée lorsque l’on habite en ville (67% des répondants vivant dans l’agglomération parisienne, 60% des répondants vivant dans les communes urbaines de province) que lorsqu’on habite dans une commune rurale (50%).

Les attentes à l’égard du maire vis à vis de la création de liens entre les habitants d’une commune
61% des Français interrogés attendent de leur maire qu’il facilite la création de liens entre les habitants de leur commune. Cette attente est également partagée par les femmes et par les hommes.

La propension à participer à un évènement local visant à favoriser les liens entre habitants
63% des personnes interrogées sont prêtes à participer à un évènement local visant à créer et renforcer les liens entre les habitants. Cette disponibilité est plus exprimée par les femmes que par les hommes (67% des femmes et 59% des hommes) et diffère selon le territoire d’habitation (59% des habitants d’Ile-de-France, 64% de ceux de province). Cette disponibilité est inversement proportionnelle à la taille de la commune de résidence (66% des habitants de communes rurales, 64% des habitants de communes urbaines en province, 58% des habitants de l’agglomération parisienne).

Le Baromètre de la fraternité : progression de la défiance

Le Labo de la Fraternité produit chaque année un baromètre de la fraternité en France en partenariat avec l’institut de sondage Ifop. Ce Baromètre 2021 de la Fraternité nous permet de brosser un portrait de l’état de notre société après un an et demi de pandémie. Concernant l’ouverture à l’autre, les chiffres sont toujours aussi édifiants sur l’état de la défiance en France. En effet, 72% de nos concitoyens estiment qu’“on n’est jamais trop prudent avec les autres”, contre seulement 28% qui considèrent qu’“on peut faire confiance à la plupart des gens”. Le manque d’interactions s’explique principalement par le manque  d’occasions (44%) e t dans une moindre mesure par un manque d’envie (19%). Il semble également important de noter que 18 % des Français expliquent le manque de liens par l’absence de structures ou de lieux provoquant des moments de rencontre. Les trois quarts des Français indiquent avoir réalisé des actions avec des personnes de générations différentes (78%), de milieux sociaux différents (76%), de sexe opposé (77%), mais aussi avec des personnes ayant une religion différente (69%) ou une orientation sexuelle différente (68%).

Cette année, avec la pandémie de Covid-19, le Labo de la Fraternité s’est aussi intéressé aux relations intergénérationnelles : si 73 % des sondés estiment légitimes les restrictions sanitaires pour préserver a santé des plus fragiles, ils sont 47 % à considérer pro able un conflit intergénérationnel après la crise. Parmi les moins de 35 ans, cette proportion passe à 63%, et une grande majorité d’entre eux (78%) considèrent leur jeunesse sacrifiée et affirment qu’ils auront à payer la dette contractée (86%).

Enfin, le Labo s’interroge sur la question de la diversité. À ce sujet, même si plus de huit Français sur dix considèrent que la diversité est “une bonne chose”, ils sont également nombreux à penser qu’elle génère des problèmes et des conflits (74%), soit 6 points de plus qu’en 2016. De plus, une majorité de Français craignent de perdre leur identité et leurs valeurs (54%), chiffre également en hausse depuis 2016. En ce qui concerne la venue d’étrangers en France, 71% des sondés estiment que notre pays compte.

Plus d’infos sur https://www.labodelafraternite.fr

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